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[East District] Appartement de Shane Hawks

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Auteurs Messages
Shane Hawks
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Dans le quartier

Posté Le 24/09/2017 à 11h08

Policier - Detective
25 ans - 351 messages

Tous les objets équipés
  • équipé89
  • équipéPorté du côté droit dans un holster de ceinture.
  • équipéGilet pare balle standard
  • équipéMicro
  • équipéClés de Moto 125<>400 cm3
  • équipéPuce de localisation
  • équipéiPhone avec sonnerie Tetris version guitare électrique
  • équipéTablette tactile
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Les 5 meilleures Compétences
  • Art du mensonge : 5.5
  • Informatique : 5.5
  • Armes de poing : 5
  • Électronique : 4
  • Culture Générale : 4
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Centre commercial ==> Appartement de Shane


Lorsque les cloches tintèrent au clocher de l'église du bas de la rue, je levai le bras pour appeler la serveuse.

"Un autre s'il vous plaît."

La jeune femme hocha la tête et s'éloigna en emportant la petite tasse avec elle. Je fermai les yeux un instant, écoutant la cacophonie morbide qui emplissait l'atmosphère sans que personne ne semble s'en rendre compte. Comment pouvaient-ils ne pas entendre ? Mais je soupirai bien vite. Ils entendaient mais ils s'en fichaient. Comment les blâmer ? Savaient-ils simplement ce qui se déroulait à quelques mètres d'eux ?

J'avais décidé de m'y rendre. Le capitaine m'avait donné ma journée. J'avais réglé le réveil et avait passé la nuit à fixer le plafond. Lorsque la sonnerie me fit ouvrir les yeux, j'avais dû dormir une ou deux heures, tout au plus. Pourtant, je m'étais levé immédiatement et avait filé sous la douche. Une douche froide. Glacée. J'avais enfilé le costume comme un automate et avait quitté mon appartement en claquant la porte. Un bruit qui me stoppa net dans le couloir, les yeux dans le vague. Ce fut le chat de la voisine, un adorable tigré gris, qui me ramena à la réalité, me remettant en route.

Le chemin était long, pourtant il m'avait paru très court. Les températures étaient encore douce en ce mois de septembre et rendaient la marche agréable. Les mains dans les poches, je me forçai à afficher un sourire insouciant lorsque je croisai le regard de passant. Finalement, j'étais arrivé au bout de la rue. En levant les yeux, on pouvait contempler le majestueux clocher de l'église se découpant dans le ciel bleu. Pour une fois, j'aurais sans doute davantage apprécié une journée pluvieuse.

Pendant de longues minutes, je me suis ordonné à moi-même de me remettre en route, de franchir ces derniers mètres qui me séparaient de ma destination. Déjà, les gens commençaient à arriver. Des officiers en uniformes ou en civils qui se mirent immédiatement à discuter entre eux. Des gens que je croisais tous les jours. D'autres, la mine défaite, arrivaient par petits groupes, se rapprochaient, s'embrassaient et se serraient les mains. Ils ne se ressemblaient pas. Il y avait des gens de tout âge et de tout horizon mais tous avaient un point commun : la sobriété de leurs vêtements.

Je baissai alors le regard et contemplai mes propre chaussures noires, fraichement cirées, brillantes. Cette vue-là me ramena des années en arrières. Une autre rue, une autre église mais le même soleil et les mêmes chaussures, quelques tailles plus petites.

Un bruit de serrure se fit entendre sur ma droite et je tournai la tête. Sans plus réfléchir, je m'engouffrai dans ce café qui venait d'ouvrir ses portes. Je choisis une table dans un coin, dos à l'église et hésitais sur ma commande. Finalement, je rendis son sourire à la serveuse et commandais un simple café.

J'avais sorti mon téléphone, pour donner le change. Non pas que j'avais grand-chose à y faire mais je n'avais pas envie d'attirer l'attention en restant simplement les yeux dans le vague. J'aurais pu simplement partir. J'aurais dû. Mais je n'avais pas réussi ç m'y résigner. Cela aurait été comme l'abandonner.

Alors j'avais commencé à relire mes notes. Je m'étais procuré un nouveau téléphone dès le lendemain de la fusillade. Des fusillades. Je n'arrivais toujours pas à croire que je n'avais même pas écopé d'une égratignure. Ces engins-là étaient vraiment pratique. L'application « note » avait bien plus servi que celle des appels. J'y avais consigné toutes mes remarques, informations. Et j'en avais fait une sauvegarde, bien évidemment.

Mon seul regret était que ma recherche sur les appels de Flanigan n'ait rien donné. Tchaïkovski disparue, je n'avais plus aucune preuve tangible contre le COP mais s'il pensait que je laisserai couler, il se fourrait le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. J'étais bien décidé à retrouver l'agent véreux, si elle n'était pas déjà morte, et à faire tomber le COP.

"Un dollar quatre vingt, s'il vous plaît."

Au même moment, mon téléphone vibra dans ma main. Je fronçais les sourcils en lisant l'expéditeur du mail. Captain Seattle.

La serveuse attendait devant ma table. Je lui souris de nouveau en lui tendant deux billets de un dollars.

"Gardez la monnaie, mademoiselle. Merci."

La jeune femme me remercia mais je ne l'entendais déjà plus. D'un glissement de doigts, j'ouvris le message sans tarder.

[Tu sèches l'enterrement de ta copine ? Pas très sympa de ta part. J'espère au moins que le café est bon.]

D'un mouvement vif, je tournais la tête en tout sens mais ne croisais personne. Le café était vide, la rue déserte, mis à part les voitures qui se suivaient, toutes en file indienne, quittant le parvis en direction du cimetière. Je fermai de nouveau les yeux avant de les reporter, sourcils froncés et mâchoire serrée sur mon téléphone.

[Au lieu de jouer les voyeurs, aide-moi à retrouver Tchaïkovski et à faire tomber Flanigan ! T'as trouvé quelque chose ?]

Etant donné que le justicier caché semblait avoir les mêmes objectifs que moi, pour l'instant, j'avais décidé de le mettre sur le coup. Il semblait avoir des yeux et des oreilles partout. J'en étais venu à la conclusion qu'il devait exploiter le réseaux de caméras de surveillance ou alors, directement les satellites, ce qui le plaçait dans la catégorie des gens à avoir de mon côté.

Je n'avais pas envie de m'appesantir sur ma lâcheté. J'étais là, assis dans un café, alors que j'aurais dû être ailleurs. Mais le discours du prêtre, le regard des proches, le bruit des sanglots étouffés, je les connaissais déjà. Je les percevais d'ici. Les mêmes mots vides et sans valeurs. Cela ne changerait rien, cela ne la ramènerait pas. Je n'avais aucune envie d'entendre les condoléances creuses d'inconnus présents juste parce que c'est ce qui se fait, ni de croiser leur regard emplis de pitié et de compassion déplacée. De toute façon, je n'avais aucun droit d'y être. Qui étais-je pour elle ? Une vague connaissance et encore. La moitié de ce que je lui ai dit était faux. On se connaissait à peine et elle était partie en claquant la porte. Un bruit qui m'avait tenu éveillé toute la nuit. Un bruit étrangement similaire à celui d'une voiture en heurtant une autre.

D'un geste vif, je me levai de mon siège et vidai ma tasse de café. Il fallait que je sorte.

"Bonne journée."

Je quittais le restaurant et inspirait une profonde bouffée d'air frais. Il était encore temps de rejoindre le cimetière mais je pris le chemin opposé et rentrai chez moi. Sur le chemin, mon téléphone se remit à vibrer mais ce n'était pas ce que j'espérais. J'hésitais longuement et fini par couper la sonnerie. Si je décrochais, je ne pourrai pas mentir. Pas cette fois. Pas à elle. Tante Annabeth avait toujours su voir à travers mes mensonges. Elle était la seule à me connaître réellement et je n'avais pas envie de m'expliquer maintenant.

Je déverrouillais le porte d'un geste machinal avant de pénétrer sur le seuil et laisser le battant se refermer tout seul. Au dernier moment, je me retournais d'un geste vif et glissai ma main entre la porte et le mur. Juste avant qu'elle ne se referme. Juste avant qu'elle ne claque. Je ne put retenir un cri de douleur lorsque, inévitablement, mes doigts se retrouvèrent pris en étant entre les deux entités solides. Mais qu'importaient la douleurs de mes doigts, je refermai la porte doucement, sans le moindre bruit et res3tai à la contempler quelques secondes. Finalement, la douleur se rappela à mon bon souvenir et filai dans la cuisine attraper un torchon que j'étalai sur le plan de travail avait d'y placer deux glaçons. Mon calmant dans la main gauche, je filai m'assoir dans le canapé et plaçais rapidement le froid sur ma main blessée avant de saisir ma tablette de l'autre. J'avais du pain sur la planche.




Fin de l'enquête n°2

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